Gécamines et ses prédécesseurs ont exploré les gîtes de Kalukundi et des régions environnantes entre 1927 et 1987. Les travaux ont essentiellement consisté en excavations (jusqu'à 16m), creusement de tranchées, cartographie et prélèvement d'échantillons. Les données obtenues ont été beaucoup utilisées pour dresser des cartes géologiques dans les zones presque dénuées d'affleurements. Quasiment tous ces puits sont encore ouverts et peuvent être localisés dans le périmètre.
La cartographie et la présentation des données géologiques de Gécamines étaient d'excellente qualité et Géo-Consult et les géologues d'Africo ont fait quelques changements aux cartes originales de Gécamines et Géo-Consult, sur la base de nouvelles données obtenues par forage, d'une cartographie de surface et de données de tranchées plus détaillées.
L'excavation de tranchées est la seule façon de pénétrer dans l'épaisse couverture de terre et de conglomérat à ciment ferrugineux pour trouver la géologie et la minéralisation. Une fois la minéralisation trouvée, des tranchées rapprochées suivent les unités riches en minéraux, pour définir les zones sur lesquelles les activités de forage devront se concentrer.
La minéralisation de classe mondiale en cuivre/cobalt de la ceinture de cuivre de la RDC se trouve dans les roches sédimentaires de la séquence Néo-Protérozoïque du Katanga développée au sein de l'Arc Lufilien et qui fait 7000m d'épaisseur,. La ceinture de cuivre est longue de 600 km, et s'étend de Luanshya en Zambie dans le sud-est, jusqu'à Kolwezi, en République Démocratique du Congo (RDC) au nord ouest.
En RDC, le Super-groupe Katangais est préservé à la fois sous forme de plis serrés, mais en séquences relativement intactes, et en 'radeaux' de strates du Roan (Séries des Mines) aux déformations complexes, se présentant de façon continue mais structurellement démembrés, au sein d'une mégabrèche ou mélange qui contient des quantités importantes d'évaporites. Les principales unités géologiques constituant les horizons minéraux des strates du Roan sont comme suit:
Sur les 12 parcelles et 2 ou 3 autres plus petits 'radeaux' identifiés sur le périmètre de Kalukundi, 4 seulement ont été forés avec précision et les ressources et réserves calculées. Ce sont les parcelles Principal, Anticline, Kalukundi et Kii (figure 5.2_1). Les dimensions des quatre parcelles évaluées en détail pendant l'étude de faisabilité et leur profondeur d'oxydation sont présentées ci-dessous (longueur et largeur forée, profondeur de l'oxydation):-
Le trou de forage le plus profond rencontre une minéralisation à 490 m sous la surface. Cela démontre un potentiel significatif de ressources supplémentaires à une plus grande profondeur.
Les travaux préliminaires d'exploration et d'évaluation ont été commencé sur les autres parcelles et dans trois d'entre elles, Kesho, Kinshasa et Golf, la plus petite, on a trouvé du cuivre bien développé et une minéralisation de cobalt significative, identifiés dans les affleurements, les tranchées et les excavations plus importantes. L'un des trous forés sur Kesho par Gécamines a croisé une stratigraphie riche en minerai et a donné d'excellentes valeurs pour le cobalt.
Ces trois parcelles (et sans doute d'autres) représentent un potentiel significatif en minerai qui s'ajoute aux ressources existantes de Kalukundi.
Au cours de cette année, les efforts se sont concentrés sur la cartographie et les prélèvements en surface des parcelles de Kesho, Kinshasa et Golf, en prévision d'un programme d'exploration qui fera référence. Un programme de carottage de 6000m doit commencer en mars 2007 pour rechercher des ressources de minerai à haute teneur sur les différentes parcelles, mais en commençant par les trois ci-dessus. Sur la base de ces résultats, un forage additionnel de définition du minerai serait proposé.
Les parcelles sont plissées, formant des structures serrées, très inclinées, synclinales et anticlinales. La vergence des plis varie régionalement, ce qui est compatible avec l'interprétation des fragments chaotiques de la mégabrèche. La pente des flancs à Kalunkundi est en général raide, de la verticale à 850, mais parfois douce aussi, pouvant remonter jusqu'à 450. Des creux peu profonds à sous-horizontaux se rencontrent parfois.
Les parcelles individuelles sont terminées sur leurs côtés par des failles et par une stratigraphie compensée par des failles cassantes qui se coupent en travers, surtout sur Principal. Le déplacement des failles varie entre 15 m (Principal) et 45m (Kalukundi). Ces cisaillements et failles ont pu créer des passages pour des fluides siliceux et des fluides qui auraient causé l'altération hypogène et la remobilisation du cuivre et du cobalt.
Toutes les zones minéralisées ont été faillées et/ou plissées à des degrés d'intensité variable, mais une continuité globale des unités lithologiques peut néanmoins être démontrée.
Des processus hypogènes post sédimentation ont profondément affecté ces gisements. Ces processus ont résulté en la dissolution et l'enlèvement de la plus grande partie des carbonates et leur remplacement sélectif par de la silice. Ce processus est illustré au mieux dans l'unité centrale RSC où le processus de dissolution a laissé de nombreuses druses et où la silice qui est venue en remplacement est abondante, rendant cette formation très résistante à l'érosion de surface. Les processus associés d'érosion et de lessivage ont résulté en une oxydation des cuivres primaires et des sulfures de cobalt dans l'environnement de surface. La profondeur de l'oxydation varie considérablement de parcelle à parcelle, de 40m à Kalukundi jusqu'à 120m à Principal (Insérer section 10). De plus, une oxydation partielle a été observée à une profondeur verticale de 270 m sur une intersection de la parcelle Principal. Ces processus sont aussi responsables de la remobilisation des oxydes de cuivre et de cobalt. Presque tous ces phénomènes arrivent localement, au sein de l'unité-hôte, comme SDB (masse supérieure), D Strat et RAT Grise (masse inférieure). Cependant, des oxydes de cuivre et de cobalt significatifs sont maintenant présents dans l'unité centrale RSC. En conséquence, cette unité forme maintenant une partie essentielle de la séquence de minerai.
Dans la zone des sulfures, les principaux minéraux cuprifères sont la chalcocite, la chalcopyrite et la bornite. Le cobalt est présent sous forme de carrollite. Dans la zone des oxydes, le cuivre est présent sous forme de malachite et en quantité moindre, de malachite cobaltifère, avec des kolwezite et chrysocolla subordonnées. Le cobalt est essentiellement sous forme d'hétérogénite. De la sphaerocobaltite se trouve dans la zone supergène de la RSC en très petites quantités.
Dans la parcelle de Kalukundi, de quantités significatives de chalcocite sont développées à une profondeur supérieure à 40m, dans une zone supergène. On peut s'attendre à trouver cette minéralisation supergène sur les autres parcelles, à l'interface entre les oxydes et les sulfures, à des profondeurs plus grandes.
L'héterogénite semble enrichie près de la surface, en particulier dans la sous-surface qui se trouve entre 4 et 40 m de profondeur.